Couverture du livre Voyage au Bout de la Nuit de CĂ©line

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Louis-Ferdinand CĂ©line
Voyage au bout de la Nuit
Explication linéaire
Partie 1 chapitre 2



Introduction



En 1911, Louis-Ferdinand Destouches s'engage au 12e cuirassiers de Rambouillet. Il sera mobilisé en 1914 pendant la Grande Guerre. Grièvement blessé au bras lors d'une mission où il s'est porté volontaire, il sera réformé. Cet acte de bravoure lui vaudra la médaille militaire et une page entière dans L’Illustré National !

Au vu de cette anecdote, Céline n'est pas du tout un soldat comme Bardamu, le narrateur de Voyage au Bout de la Nuit ! Le personnage du roman, antihéros entraîné malgré lui dans ses missions, n'est pas un double autobiographique de l'écrivain, il en est plutôt le porte-parole du pessimisme.

Céline racontait souvent qu'il avait été blessé à la tête et trépané pendant la guerre, ce fait n'a jamais été attesté. Mais cette histoire exprime bien que la guerre fut véritable un traumatisme pour Céline. L'expérience de la guerre a un rôle fondateur dans la vision du monde très sombre qu'on peut lire dans son œuvre.

Dans notre extrait, Bardamu réalise pour la première fois l'horreur de la guerre dans toute son étendue. C'est un moment de basculement. Jusqu'ici, il voyait bien des soldats mourir, mais cette fois-ci, la compréhension est plus globale, plus profonde : en voyant l'inconscience de son colonel, Bardamu réalise que la bravoure est à l'origine d'un mécanisme tragique qui va mener implacablement toute l'humanité à sa perte.

Le tableau dépeint par Céline est effarant : la première guerre mondiale apparaît bien comme la première guerre moderne, où les moyens techniques de la société industrielle sont mis au service de la destruction.

Problématique


Comment Céline parvient-il à montrer l'absurdité tragique de la guerre moderne à travers un témoignage ironique qui renverse les valeurs habituelles du registre épique ?

Axes de lecture pour un commentaire composé :


> L'écart entre le point de vue du narrateur et celui du colonel désigné comme un monstre.
> Un narrateur antihéros qui réhabilite la lâcheté et renverse les valeurs.
> Un mouvement implacable et tragique.
> Un registre épique qui dénonce l'armée.
> Un témoignage ironique de l'absurdité des combats.
> La dénonciation des horreurs de la guerre moderne.
> Une prise de conscience traumatisante, fondatrice du pessimisme célinien.

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