Zola, Germinal
Résumé-analyse du roman
(texte de la vidéo au format PDF)



Dans ce podcast, je vous raconte Germinal de Zola en étant le plus fidèle possible au roman. Je vous donne les meilleures citations, et je commente au fur et à mesure pour vous donner quelques éléments de contextes et quelques clés de lecture !

Première partie



Notre roman commence avec l'arrivée d'un homme à Montsou, une ville minière du nord de la France. C'est une nuit glaciale du mois de mars.

À travers le regard de ce personnage qui marche, le lecteur découvre les abords de la mine qui ressemblent à la tanière d'un monstre fabuleux.

Si vous voulez en savoir plus sur ce passage, je vous invite à découvrir mon commentaire linéaire en vidéo et PDF sur mon site (www.mediaclasse.fr)

Bientôt, on en apprend plus sur le personnage principal. Étienne Lantier a été renvoyé des chemins de fer pour insubordination. On apprend aussi qu'il est le fils de Gervaise et Auguste Lantier, les deux personnages principaux de l'Assommoir.

Les deux romans sont liés, car la misère d'Étienne explique la fin dramatique de l'Assommoir. Comme Étienne ne peut plus envoyer d'argent à sa mère. Celle-ci meurt seule dans une cage d'escalier.

Zola laisse momentanément de côté le personnage d'Étienne pour nous décrire les corons, ces baraques où vivent les mineurs. Nous allons découvrir une famille typique, les Maheu.

Toussaint Maheu, c'est le père de famille, il aidera beaucoup Étienne à travers le roman. Son épouse est simplement appelée : la Maheude, le couple est courageux, travailleur, et plein de bon sens.

Ils ont 7 enfants.
Zacharie, l'ainé, a 21 ans.
Catherine est la deuxième, elle a 15 ans, c'est par elle que nous allons suivre le quotidien de la famille.
Jeanlin a 11 ans, il travaille dans la mine. En effet, la loi de 1841 autorise le travail des enfants à partir de 8 ans.
Alzire, a 9 ans, elle est chétive et bossue.
Lénore, a 6 ans, Henri en a 4, et la petite dernière, Estelle, a 3 mois.

4h du matin, Catherine passe de l'eau dans le café de la veille, ou de l'avant-veille, en fonction de ce qui reste, puis elle réveille ses frères et son père. Les Maheu dorment peu, mangent très peu, les fins de mois sont difficiles.

Ils vivent avec le grand-père, Vincent Maheu, qu'on appelle Bonnemort ironiquement, parce qu'il a survécu à plusieurs accidents. Malade, il crache du charbon.

Pour écrire son roman, Zola s'est beaucoup documenté sur le terrain. Il se rend en 1884 dans le bassin minier du Nord pas de Calais, où il assiste même à la grève des mineurs d'Anzin, qui est d'une ampleur sans précédent.

Étienne a décidé de rester quelques jours pour voir s'il y a du travail pour lui. Il observe le fonctionnement des machines et de l'ascenseur qui avale les ouvriers par bouchées entières.

Les galeries semblent ainsi pouvoir digérer un peuple entier de travailleurs. La mine est de cette manière, comparée à un monstre à l'appétit immense. On peut penser au minotaure, ce monstre de l'antiquité, qui dévore des humains, tapi au fond d'un labyrinthe.

Pour en savoir plus sur ce passage, je vous invite à découvrir mon commentaire vidéo sur la description de l'ascenseur : Première partie, chapitre 3.

Étienne parvient finalement à se faire embaucher dans la mine. Il sympathise tout de suite avec Catherine qui l'aide à prendre ses repères et qui partage avec lui son casse-croûte et son eau.

Mais l'idylle tourne court, car un autre mineur, Chaval, s'interpose entre Étienne et Catherine :
Il s’avança, et, comme Catherine était restée à terre, il l’empoigna par les épaules, et l'embrassa. Il y avait, dans ce baiser, une prise de possession, une sorte de décision jalouse.

À la fin de la journée de travail, arrive Paul Négrel, l'ingénieur des mines de Montsou. C'est aussi le neveu du directeur, M. Hennebeau. Il regarde le boisage et se met en colère :

— Dites donc, Maheu, est-ce que vous vous fichez du monde !… Quand vous aurez la tête broyée, c'est la Compagnie qui devra faire des pensions à vos veuves… Si cela continue, je vous préviens qu'on vous paiera le boisage à part, et qu’on réduira le prix de la berline. Nous verrons si vous y gagnerez… Le chantier a trois francs d’amende.

Après ces déconvenues, Étienne se rend avec Maheu à L'Avantage, la taverne du coin, pour prendre une chambre.

Le tenancier s'appelle Rasseneur, ancien haveur, la Compagnie l'avait congédié depuis trois ans, à la suite d'une grève. Très bon ouvrier, il parlait bien, se mettait à la tête de toutes les réclamations, et avait fini par être le chef des mécontents.

Quand Rasseneur apprend qu'Étienne connaît Pluchart, un responsable politique qui défend les ouvriers, il lui accorde un crédit pour payer sa chambre.

Deuxième partie



Changement d'ambiance. On se trouve maintenant dans la maison bourgeoise de la famille Grégoire. M. et Mme Grégoire ont une fille Cécile, qui aime faire des actions de charité.

Ce sont des actionnaires importants de la mine de Montsou, depuis plusieurs générations. Bienveillants à l'égard des ouvriers, Ils ont une vie de rentiers, tranquille et bien réglée.

La domestique annonce la venue d'une femme de mineur. C'est la Maheude. N'ayant plus de quoi nourrir sa famille, elle est obligée de mendier.

M. Grégoire s'étonne :
— On a du mal en ce monde, c’est bien vrai ; mais, ma brave femme, il faut mettre des sous de côté, au lieu de les boire !

— Moi, je suis bien tombée, mon mari ne boit pas. Mais vous voyez, pourtant, ça ne nous avance pas à grand’chose. Où il n'y a rien, il n'y a rien.


Cécile lui donne de la brioche et des vêtements, mais les Grégoire refusent de lui donner de l'argent, par principe.

La Maheude se rend alors chez l'épicier, Maigrat. Il fait parfois crédit aux filles des mineurs en échange de leurs faveurs. En donnant des provisions à la Maheude, il lui fait comprendre qu'il attend en retour une visite de Catherine.

À la tombée de la nuit, Étienne se promène et arrive près d'une ancienne fosse en ruines. Il aperçoit de nombreux couples qui s'ébattent à même le sol. Parvenu auprès d'un hangar, Étienne entend une dispute à voix basse. L'homme insiste et la fille finit par céder à ses assauts. Étienne, mal à l'aise, s'éloigne rapidement.

Au détour d'un réverbère sur le chemin du retour, il s'aperçoit que c'était Catherine et Chaval. Il ressent alors une grande colère contre eux.

Troisième partie



Étienne s'est désormais habitué au travail dans la mine. Il connaît les galeries par cœur et fait tellement bien son travail qu'il s'attire le respect des autres mineurs.

Nous assistons aussi à deux fêtes : le mariage de Zacharie avec Philomène, et un dimanche de ducasse : c'est une fête traditionnelle et annuelle.

Comme Zacharie est allé vivre avec sa femme, Les Maheux ont une place supplémentaire et une paye en moins : ils proposent à Étienne de loger chez eux contre un loyer qui les aide à boucler les fins de mois.

Le soir, il se rend régulièrement à l'Avantage chez Rasseneur. Il rencontre là Souvarine, toujours accompagné de son lapin. C'est un anarchiste russe qui prône la destruction :
— Entendez-vous ! Il faut tout détruire, ou la faim repoussera. Oui ! l'anarchie, plus rien, la terre lavée par le sang, purifiée par l'incendie, on verra ensuite !... »

Désireux de comprendre, Étienne lit beaucoup, réfléchit, discute politique avec Rasseneur et Souvarine. Avec l'instruction, le regard d'Étienne évolue. Il devient capable de comprendre les mécanismes sociaux, et il s'indigne des injustices.

Dès qu'il en a l'occasion, il essaye de convaincre les mineurs de constituer une caisse de prévoyance, afin de tenir le plus longtemps possible en cas de grève.

À la fin du mois, les mineurs réalisent que leur paye a été diminuée, ils croulent sous les amendes. Sur une affiche, un nouveau mode de calcul du salaire leur est imposé : le boisage est compté à part, la berline est diminuée, clairement, c'est une baisse déguisée.

Maheu rentre avec Étienne et donne l'argent à sa femme :
— Tiens ! Voilà ce que je te rapporte… C’est notre travail à tous.
Sa voix s'était étranglée. Dans ce visage d’homme durci aux travaux des mines, il y eut un gonflement de désespoir, et de grosses larmes crevèrent des yeux.


Et, du coron entier, monta bientôt le même cri de misère. Les hommes étaient rentrés, chaque ménage se lamentait devant le désastre de cette mauvaise paie.

Le soir, à l’Avantage, la grève fut décidée. D’un mot, Étienne résume la situation : si elle voulait la grève, décidément, la Compagnie l'aurait.

Quatrième partie



Zola nous présente M. Hennebeau, le directeur de la mine, qui a épousé une femme riche : Mme Hennebeau s'ennuie de cette vie provinciale et trompe son mari avec son propre neveu, Paul Négrel. Ça ne l'empêche pas de vouloir absolument le marier à Cécile, la fille des Grégoire.

En ce début de chapitre, les Hennebeau ont prévu de recevoir les Grégoire pour hâter le mariage de Paul avec Cécile.

Mais juste avant le déjeuner, ils apprennent que la grève a éclaté : la plupart des fosses ont cessé leur activité.

La scène de repas est comique : ces personnes de la haute société mangent des mets raffinés, tous rideaux tirés, craignant de voir débarquer les mineurs.

En fait, les mineurs se tiennent tranquilles, et ont envoyé chez M. Hennebeau une délégation, où se trouvent notamment Le Maheu et Étienne.

Maheu trouve les mots pour expliquer leur situation :
— Vous savez bien que nous ne pouvons accepter votre nouveau système. Payez-nous 5 centimes de plus par berline, et nous mettrons au boisage les heures voulues, au lieu de nous acharner à l'abattage, la seule besogne productive, et qui ne suffit déjà pas à nous faire vivre.

M. Hennebeau lui répond que la grève serait un désastre pour tout le monde :
— Croyez-vous que la Compagnie n’a pas autant à perdre que vous, dans la crise actuelle ? Elle n’est pas la maîtresse du salaire, elle obéit à la concurrence. Quant à moi, je suis un salarié comme vous, j'exécute les ordres. Je ferai connaître vos exigences à la Régie, puis je vous transmettrai la réponse.

Étienne est devenu le chef de la grève, il organise alors une réunion pour savoir quelle démarche suivre. Par peur des gendarmes, les mineurs sont obligés de se retrouver dans la forêt, dans un lieu qui s'appelle le Plan-des-Dames. Là, Étienne fait un vibrant discours en faveur de la grève et de la construction d'un monde nouveau.

— Quoi ! depuis un mois, on aurait souffert inutilement, on retournerait aux fosses, la tête basse, et l’éternelle misère recommencerait ! Ne vaudrait-il pas mieux mourir tout de suite, en essayant de détruire cette tyrannie du capital qui affame le travailleur ? ... Le tarif de boisage n’est pas acceptable, mais il faut que la grève soit générale, si l'on veut la justice.

Ils décident tous d'aller à la mine de Jean-Bart le lendemain pour convaincre leurs camarades d'arrêter le travail.

Cinquième partie



À Jean-Bart, c'est Chaval qui est devenu leader parmi les ouvriers. Deneulin le flatte et lui propose un poste de porion s'il parvient à convaincre les mineurs de retourner travailler. Chaval accepte.

Quand ils apprennent que leurs collègues de Jean-Bart reprennent le travail, la colère saisit les mineurs de Montsou. Ils se rendent là bas et coupent les câbles des ascenseurs, bloquant les ouvriers qui se trouvent au fond.

Étienne essaye en vain de les en empêcher. Finalement les mineurs de Jean-Bart parviennent à sortir par les échelles de secours, sous les huées de leurs collègues grévistes.

Ensuite, ils décident d'aller de fosse en fosse pour faire cesser toute activité. En fin de journée, ils se rendent chez M. Hennebeau en chantant la Marseillaise.

Au moment où Zola rédige Germinal on est en 1885 : le Centenaire de la révolution française approche. Dans ce contexte, la grève des mineurs prend une dimension symbolique et universelle.

Pour en savoir plus sur ce passage, je vous invite à découvrir mon commentaire vidéo sur la révolte des mineurs : Partie 5, chapitre 5.

Alors que M. Hennebeau découvre que sa femme le trompe, la foule s’attaque à sa maison, où se sont réfugiés les Grégoire et Deneulin.

Étienne détourne la colère de la foule vers l'épicerie de Maigrat, où se trouvent les marchandises. Le marchand essaye de s'enfuir par le toit, mais il fait une chute et meurt. Les femmes émasculent son cadavre. Comme Catherine annonce la venue des gendarmes, la foule se disperse.

Sixième partie



La grève est devenue générale, mais la compagnie ne cède pas. La situation devient critique pour les travailleurs : la caisse de prévoyance est vide, l'hiver est rude et les familles sont menacées par la misère. Chez les Maheu, la situation est désastreuse. La petite Alzire meurt de faim.

Étienne se rend chez Rasseneur qui lui reproche la grève. Chaval arrive alors, accompagné de Catherine :
— Je descends demain au Voreux avec douze Belges, qu’on m’a donnés à conduire, parce qu’on m’estime. Je trinque à la crevaison de tous les salauds qui refusent de travailler.

— Tu es un mouchard, ton argent pue la traîtrise, et ça me dégoûte de te toucher mais si tu veux te battre, je suis ton homme.
Étienne finit par maîtriser son adversaire. Il lui prend son couteau et le laisse partir.

Comme il se retrouve seul avec Catherine. Étienne lui propose de rester avec lui :
— Tu me détestes donc bien, que tu refuses de te mettre avec moi ?
— À quoi ça nous avancerait-il ? Non... je rentre, Chaval est mon homme, je n’ai pas à coucher ailleurs que chez lui.


Le lendemain, un attroupement se fait devant la mine du Voreux : les mineurs protestent contre l’arrivée des Borains, travailleurs belges que la direction a recrutés pour remplacer les grévistes. Des soldats ont été appelés pour défendre l'entrée de la mine. Mais les mineurs n'ont plus rien à perdre, et ils sont les plus nombreux.

Les soldats, assaillis par des jets de briques et de pierres, finissent par tirer sur la foule.
Ce fut une stupeur. Ils avaient tiré, la foule béante restait immobile, sans le croire encore. Mais des cris déchirants s'élevèrent, tandis que le clairon sonnait la cessation du feu. Et il y eut une panique folle, un galop de bétail mitraillé, une fuite éperdue dans la boue.
Le Maheu est mort, ainsi que 13 autres ouvriers.

Septième partie



Le lendemain, La Compagnie congédie les borains et fait cesser l'occupation militaire des fosses. Des affiches jaunes sont placardées :
Ouvriers de Montsou, nous ne voulons pas que les égarements de ces jours derniers pénalisent les ouvriers de bonne volonté. Les fosses rouvriront lundi matin, et nous ferons tout ce qu’il sera juste et possible de faire lorsque le travail sera repris.

La grève est terminée. Les mineurs sont obligés de retourner travailler sans avoir rien obtenu.

Mais La Maheude refuse que ses enfants y retournent :
— Le premier de vous autres qui travaille, je l'étrangle ! Ce serait trop fort, de tuer le père et de continuer ensuite à exploiter les enfants !

Étienne est accusé par tous d'être le responsable de la grève et de son échec. Les mineurs sont de plus en plus hostiles à son égard.

Désabusé, Étienne se promène le long du canal. Sur les berges, il rencontre Souvarine. Celui-ci a décidé de partir, car sa femme à été exécutée en Russie pour activité politique :
Oui, cela est bon qu'elle soit morte, il naîtra des héros de son sang, et moi, je n'ai plus de lâcheté au cœur... Ah ! rien, ni parents, ni femme, ni ami ! rien qui fasse trembler la main, le jour où il faudra prendre la vie des autres ou donner la sienne !

La nuit même, Souvarine retourne à la fosse du Voreux et sabote les installations :
Il s’acharna au hasard contre le cuvelage, tapant où il pouvait, pris du besoin de l’éventrer tout de suite. Il la tuerait à la fin, cette bête mauvaise du Voreux, qui avait englouti tant de chair humaine !

En pleine nuit, Catherine se lève pour retourner travailler à la mine, malgré l'interdiction de sa mère. Étienne, dans un élan d'amour pour elle, décide de l'accompagner.

Alors qu'il viennent à peine de commencer leur travail au fond de la fosse, les installations cèdent sous la pression du sable, déversant des torrents d'eau boueuse.
Alors, commença une effroyable bousculade. De chaque galerie, des files d’ouvriers se ruaient à l’assaut des cages. On s’écrasait, on se tuait pour être remonté tout de suite.

Restés en arrière, Catherine et Étienne se retrouvent coincés par des torrents d'eau et des galeries effondrées. L'ascenseur ne redescend plus.

Informé de la catastrophe, Négrel descend pour vérifier les installations : il comprend que c'est du sabotage. Comme le terrain est instable, il fait s'éloigner tout le monde.

Brusquement, une ultime secousse éclata. À la surface, les dernières constructions s’écrasèrent. Et l’on vit alors une effrayante chose, la machine, disloquée sur son massif, expira, broyée, engloutie. [...] C’était fini, le Voreux venait de couler à l’abîme.

Pendant les opérations de sauvetage, Zacharie est emporté dans une explosion à cause d'un coup de grisou.

Les Grégoire, pris de curiosité et de pitié à l'égard des Maheu, dont les malheurs sont racontés à travers le pays, se rendent dans le coron. Mais dans la maison, il n'y a que Bonnemort. Dans un accès de folie, le vieillard étrangle la jeune fille.

Pendant ce temps, Étienne et Catherine continuent de chercher leur chemin dans les galeries effondrées. Ils finissent par tomber sur Chaval. La cohabitation est impossible :

Chaval s’était assis près de Catherine, partageant avec elle sa dernière moitié de tartine. Il lui faisait payer chaque bouchée d'une caresse, dans son entêtement jaloux à la ravoir devant l'autre.
Étienne, s'interpose :
— Laisse-la, nom de Dieu !
— Est-ce que ça te regarde ? C’est ma femme, fiche-nous la paix !
Étienne, à ce moment, devint fou. Ses yeux se noyèrent d’une vapeur rouge. Il empoigna, dans le mur, une feuille de schiste. Puis, il l’abattit sur le crâne de Chaval.


Pendant le jours qui suivent Étienne et Catherine survivent en mangeant leur ceinture et des planches vermoulues. Ils perdent la notion du temps et échangent leurs souvenirs.
— C’est que je t’aimais mais vois-tu, je me défendais de songer à toi, et au fond, je savais qu’un jour ou l’autre nous nous mettrions ensemble… Il ne fallait qu’une occasion, n’est-ce pas ?
D’un élan, elle s’était pendue à lui, elle chercha sa bouche et y colla passionnément la sienne. Lui, frémissant de la sentir ainsi contre sa chair, demie-nue sous la veste en lambeaux, l’empoigna. Et ce fut enfin leur nuit de noces, sur ce lit de boue. Ils s’aimèrent dans le désespoir de tout.
Ensuite, il n’y eut plus rien. Étienne était assis par terre, et il avait Catherine sur les genoux, couchée, immobile. Des heures s’écoulèrent. Il crut longtemps qu’elle dormait ; puis, il la toucha : très froide, elle était morte.


Les secours arrivent enfin jusqu'à Étienne.

Finalement renvoyé de la mine, avec le conseil paternel de la compagnie de changer de métier, Étienne décide de rejoindre le socialiste Pluchart à Paris pour faire de la politique.

Zola termine son roman avec le départ d'Étienne, dans une nature en pleine renaissance. C'est le début du printemps, le mois révolutionnaire de Germinal.

De cette manière, Zola donne une dimension symbolique à son roman, qui se termine sur l'espoir que le monde change et devienne plus humain.

Pour bien comprendre les enjeux de cette fin de roman, je réalise un commentaire linéaire de ce passage, partie 7, chapitre 6, en vidéo et PDF, sur mon site

Le retentissement de l'œuvre de Zola dans l'esprit de ses contemporains est considérable. Lors de son enterrement, un congrégation de mineurs défile en criant Germinal, Germinal. Zola est transféré en 1908 au Panthéon.

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⇨ Zola, Germinal - Personnages

⇨ Zola, Germinal - Résumé chapitre par chapitre

⇨ Zola, Germinal - Résumé-analyse version Podcast

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