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<03b>🗝️ Un problématique parfaite
En trois mots : la problématique parfaite du commentaire littéraire articule le comment, le quoi, et le pourquoi. Le modèle en fin de vidéo.
🔥 D’abord, le « comment » : on annonce qu’on va s’intéresser aux procédés littéraires (figures de styles, phénomènes de langage, etc.) Votre problématique parfaite commencera donc par le mot « comment ».
🔥 Ensuite, le « quoi » : c’est quoi ce texte qu’on a sous les yeux ? Une scène d’exposition, une lettre autobiographique, un poème lyrique ? Etc.
Cela sera d’ailleurs aussi la première partie du commentaire composé, avec en deuxième partie tout ce qui mérite d’être nuancé ou approfondi.
Le « quoi » arrive donc juste après le « comment » dans la problématique. Comment l’auteur, dans cette scène d’exposition, dans cette lettre, etc. Parvient à faire… à faire quoi au juste ?
🔥 Ce dernier élément, c’est le « pourquoi » : pourquoi l’auteur a-t-il écrit ce texte ? Quel est son but ultime, son message bien à lui ? Cette clé de l’énigme, ce sera aussi la troisième partie du commentaire composé.
Votre problématique parfaite va donc suivre ce modèle :
👉 Comment l’auteur parvient-il, avec ce genre de texte, à mener son projet littéraire ?
Je t'accompagne pas à pas pour réussir l’écrit et l’oral du bac de français et j’applique ma méthode à 30 sujets, sur les œuvres au programme 2026-2027. Le tout en 200 pages à peu près.
⭐ Astuce révision : Nous avons parfois une mémoire plutôt visuelle ou auditive, ou kinesthésique... Mais la science montre que c'est la conjonction de ces différentes mémoires qui fonctionne le mieux.
Cette dernière grille nous fait entrer dans le monde des connotations.
Les champs lexicaux créent un univers qui illustre le thème principal, les adjectifs peignent un paysage état-d’âme :
Le soir ramène le silence.
Assis sur ces rochers déserts,
Je suis dans le vague des airs
Le char de la nuit qui s’avance. Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, « Le soir », 1820.
Les mots en cachent d’autres : par polysémie, par exemple. L’air qu’on respire peut aussi bien être l’air d’une chanson :
Un chant dans une nuit sans air…
— Horreur !! — Horreur pourquoi ?
Bonsoir — ce crapaud-là c’est moi. Tristan Corbière, Les Amours jaunes, « Le Crapeau », 1873.
Le zeugma mobilise les deux sens différents d’un même mot :
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours... Apollinaire, Alcools, « Le pont Mirabeau », 1913.
De même, l’étymologie révèle un deuxième sens caché. Le charme par exemple provient de la formule magique : carmen en latin.
Les sonorités : assonances, allitérations, paronomases nous font entendre des mots absents. Les couleurs de l’automne par exemple.
Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies. Apollinaire, Alcools, « Automne malade », 1913.
L’aboutissement de cette grille, c’est la métaphore : simple ou filée… in absentia : le comparé est complètement masqué sous l’image :
Brouillards, montez ! [...]
Avec de longs haillons de brume dans les cieux [...]
Et bâtissez un grand plafond silencieux ! Mallarmé, Poésies, « L'Azur », 1864.
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