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À la fin de la pièce, Thésée a maudit son fils, Hippolyte, qui a été faussement accusé d’avoir fait des avances à Phèdre. Hippolyte est mort suite aux malédictions de son père. Phèdre avoue alors que c’est elle la coupable, avant de succomber aux effets du poison qu’elle a absorbé. Thésée, horrifié, représente sur scène le regard du spectateur. Le mélange de ces émotions de terreur et de pitié est perceptible dans les différentes mises en scène. Racine écrivit le rôle de Phèdre en pensant à une actrice, la Champmeslé, qui fut aussi un temps son amante. Cette pièce fut le plus grand triomphe de la Champmeslé, qui fit pleurer son auditoire à chaudes larmes. Nous sommes plutôt du côté de la pitié. Dans les mises en scènes plus modernes, les acteurs accentuent l’expression de la terreur, par la violence de leurs gestes et la dureté de leur élocution. Dans la célèbre mise en scène de Patrice Chéreau, le cadavre d’Hippolyte est carrément représenté sur scène, au premier plan. Comment cette dernière scène permet-elle à Racine de réaliser le destin de chacun de ses personnages, dans un dénouement qui suscite à la fois la terreur et la pitié ?

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  • Nuage de mots
  • Questionnaire pour l'analyse de texte