Couverture pour Question de grammaire au bac de français

Les 5 trucs qu’on t’a jamais dit
sur la question de grammaire




Tu te poses des questions sur l’épreuve de grammaire, sans oser demander ou sans trouver les réponses ? Voilà 5 points souvent mal compris.

Si ma vidéo répond bien à tes questions, n’hésite pas à la partager pour aider un maximum de monde.

💡 1) Quel programme ?



Première question : sur quoi va porter exactement la question de grammaire ? Réponse : sur le programme de première.

Mais il y a une nuance. Si dans ton texte, il n’y a pas de négations, ni d’interrogation, ni de circonstancielle, alors on va se rabattre sur le programme de seconde. Ce n’est pas nouveau.

Oui, mais le programme de seconde, c’est surtout de la lexicologie, or la question de grammaire est une question syntaxique. Reste donc deux sujets : les accords dans la phrase, et la phrase complexe.

Les accords dans la phrase, ça ne donne pas beaucoup de matière pour une question de grammaire, par contre, la leçon sur les subordonnées relatives peut tout à fait être mobilisée.

Donc, je te conseille de revoir en particulier ce point, que je traite avec l’intégralité du programme de seconde sur mon site.

💡 2) Quelle préparation ?



Deuxième question : comment se préparer ? Est-ce qu’on peut savoir à l’avance sur quels passages la question va tomber ? La réponse est oui : on peut facilement les identifier à l’avance.

Prenons par exemple « Le Dormeur du val » de Rimbaud : pas d’interrogation, mais une circonstancielle de comparaison : « comme sourirait un enfant malade » et une négation : « les parfums ne font pas frissonner sa narine ».

Après, on peut repérer trois relatives : « où chante une rivière, où le soleil luit, où la lumière pleut. » Il y a donc des chances pour que la question porte sur l’un de ces phénomènes !

💡 3) Quel temps y consacrer ?



Une troisième question revient souvent : combien de temps consacrer à la question de grammaire ? Si on veut une réponse courte, je dirais : 4, 3 et 2 minutes… Je t’explique.

Pendant tes révisions, quand tu travailles un texte, prends 4 minutes avant, pour identifier les phénomènes au programme, sans rien écrire.

Ensuite, révise ta fiche comme d’habitude, et après ça, prends encore 4 minutes pour faire ta question de grammaire à l’écrit.

Le jour J, tu as 30 minutes de préparation sur table. Même principe : prends 3 minutes au début pour repérer les marques concernant la question de grammaire, mais sans rien écrire pour l’instant.

Ensuite, après avoir restitué ton explication au brouillon, prends encore 3 minutes pour rédiger la question de grammaire. Enfin, quand tu passes à l’oral, prends 2 minutes après l’explication pour restituer les étapes de ta réponse.

💡 4) Combien d’étapes ?



Quatrième question : combien d’étapes pour bien répondre à la question de grammaire ? Ma réponse : 3 étapes.

Première étape : identifier et nommer les marques, donner la nature et la fonction des mots et des propositions. Décrire la syntaxe (structure corrélative, inversion du sujet, etc.)

Deuxième étape, justifier et manipuler : Passe de la négation à l’affirmation, du direct à l’indirect, supprime ou déplace la circonstancielle, remplace la conjonction de subordination.

Troisième étape : commenter, donner du sens. Explique par exemple comment la portée de la négation ou de l’interrogation impacte le sens du texte.

C’est le moment de mentionner les phénomènes spéciaux : question rhétorique, litote, « ne » explétif, subjonctif. Je reviens en détail sur tout ça dans mes leçons courtes, sur mon site.

💡 5) Peut-on débattre ?



Cinquième question : est-ce qu’il y a une place au débat ? La réponse est oui : tu ne discutes pas avec l’examinateur, mais tu fais simplement remarquer les cas limites.

Par exemple, la négation totale peut être nuancée « il ne sort pas la nuit, mais le jour ». Le sens peut sembler partiel, mais en même temps on ne peut pas cumuler les adverbes « pas jamais la nuit » alors que « plus jamais la nuit » fonctionne bien.

Autre exemple, une interrogation ouverte comme « lequel des deux » prend le sens d’une alternative. Rassure-toi, c’est normal d’avoir des cas parfois un peu limites : surtout, garde confiance.

Si tu as des doutes sur un cas complexe, au lieu de croire que tu vas perdre les points, ne te laisse pas impressionner, montre que tu sais enquêter et réfléchir. Fais-toi confiance pour réussir !