Question de grammaire
L’interrogation
Voilà en 3 minutes tout ce qu’il faut savoir sur l’interrogation pour la question de grammaire au bac de français.
D’abord : est-ce que l’interrogation est directe ou indirecte ?
L’interrogation directe
Inversion du sujet
C’est simple, l’interrogation est directe si elle se termine par un point d’interrogation. Un exemple très simple d’interrogation directe, c’est l’inversion du sujet :
« Veux-tu un cookie ? »
Parfois le pronom redouble le sujet, c’est une inversion dite « complexe » :
« Le client veut-il un cookie ? »
Intonation
À l’oral, c’est le plus simple, l’intonation suffit :
« Tu veux un cookie ? »
Locution interrogative
Souvent, on a « est-ce que » c’est la locution interrogative :
« Est-ce que tu veux un cookie ? »
Mots interrogatifs
Parfois, on utilise des mots interrogatifs, on les verra en détails après, mais voici déjà les exemples :
« Qui mange des cookies ? »
« Lequel veux-tu ? »
« Comment se mangent les cookies ? »
« Quel est ton cookie préféré ? »
L’interrogation indirecte
Subordonnée introduite par « si »
L’interrogation est indirecte quand on rapporte une question, avec un verbe de parole et une subordonnée. Voilà quelques exemple pour bien comprendre :
« Il me demande si je veux un pancake. »
« Il veut savoir si j’aime les pancakes. »
« J’ignore si tu aimes les pancakes. »
« Je ne sais pas si tu aimes les pancakes. »
Très logiquement, pas besoin de point d’interrogation dans ce cas là. À chaque fois, on a le verbe « demander » ou une autre tournure, puis, la conjonction de subordination « si » introduit la subordonnée interrogative.
Subordonnée introduite par un mot interrogatif
Parfois, la subordonnée est introduite par un mot interrogatif :
« Il demande pourquoi j’aime les pancakes. »
« Il demande avec quoi servir les pancakes. »
« Je ne sais pas quel parfum choisir. »
Pour les mots interrogatifs, il n’y a que 3 catégories, et pas d’exceptions, ils sont donc assez simples à reconnaître.
Les mots interrogatifs et leur nature
Pronoms interrogatifs
Les pronoms interrogatifs remplacent un nom : la liste est facile à retenir : « qui, que, quoi, lequel, laquelle… »
Ils sont parfois composés « ce qui, celui que, à qui, avec quoi ».
« Qui mange des macarons ? »
« Il me demande qui mange des macarons. »
« — Lequel veux-tu ?
« Il me demande celui que je veux. »
Adverbes interrogatifs
Les adverbes interrogatifs sont faciles à reconnaître parce qu’ils portent sur une circonstance (le temps, le lieu, la cause) : « Où, quand, comment, pourquoi, combien, … ».
« — Pourquoi aimes-tu les muffins ? »
« Elle me demande pourquoi j’aime les muffins. »
« — Comment se mangent les muffins ?
« Je me demande comment se mangent les muffins. »
Le déterminant interrogatif
Il n’y a qu’un seul déterminant interrogatif, c’est « quel » qui s’accorde simplement avec le nom présent dans la phrase.
« — Quelle est ta crème glacée préférée ? »
« Elle me demande quelle est ma crème glacée préférée ? »
« — Quel parfum choisir ? »
« Je me demande quel parfum choisir. »
Un dernier point qu’on pourrait vous demander en conclusion de la question de grammaire, c’est la portée de l’interrogation. Cela va dépendre du type de réponse qu’on peut formuler…
Les portées de l’interrogation
Interrogation totale
• Si on peut répondre par oui ou non : La question est fermée, on dit que l’interrogation est totale :
« Veux-tu un dessert ? »
Interrogation partielle
• Si on peut répondre ce qu’on veut : La question est ouverte, on dit que l’interrogation est partielle :
« Que veux-tu ? »
Interrogation alternative
• Si on offre le choix entre deux possibilités ? C’est une interrogation alternative.
« Préfères-tu une glace ou un sorbet ?
Question rhétorique
• Enfin, la question rhétorique (ou oratoire) attend une réponse implicite.
« On se régale, non ? »
Quand l'homme aux pâtisseries te propose un muffin.