Couverture du livre L'École des Femmes de Molière

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Scène 1

Arnolphe, seul, s’inquiète de la relation qu’Horace a réussi à lier avec Agnès malgré ses précautions. Dans ce monologue, on perçoit également l’évolution de ses sentiments.

ARNOLPHE
J’étais aigri, fâché, désespéré contre elle :
Et cependant jamais je ne la vis si belle, [...]
Et je sens là dedans qu’il faudra que je crève
Si de mon triste sort la disgrâce s’achève.

Le metteur en scène peut choisir d'accentuer l'aspect tragique de cette réplique. À propos de ce dernier vers, Simone Weil écrit, dans L'Iliade ou le Poème de la Force :
Dans l'École des femmes, à propos de l'amour, la misère est mise à nu.
Simone Weil, L'Iliade ou le poème de la Force, 1941.

ARNOLPHE
Quoi ? J’aurai dirigé son éducation
Avec tant de tendresse et de précaution ; [...]
Afin qu’un jeune fou dont elle s’amourache
Me la vienne enlever jusque sous la moustache !

[...]



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