Couverture pour Sido (1930) et Les Vrilles de la vigne

Colette, Sido, 1930.
« Écoute-ça… »
Explication linéaire.



Extrait étudié



— Écoute ça, me disait mon père.
  J’écoutais, sĂ©vère, il s’agissait d’un beau morceau de prose oratoire, ou d’une ode, vers faciles, fastueux par le rythme, par la rime, sonores comme un orage de montagne…
— Hein ? interrogeait mon père. Je crois que cette fois-ci !… Eh bien, parle !
  Je hochais ma tĂŞte et mes nattes blondes, mon front trop grand pour ĂŞtre aimable et mon petit menton en bille, et je laissais tomber mon blâme :
— Toujours trop d’adjectifs !
  Alors mon père Ă©clatait, Ă©crasait d’invectives la poussière, la vermine, le pou vaniteux que j’étais. Mais la vermine, imperturbable, ajoutait :
— Je te l’avais déjà dit la semaine dernière, pour l’Ode à Paul Bert. Trop d’adjectifs !
  Il devait, derrière moi, rire, et peut-ĂŞtre s’enorgueillir… Mais au premier moment nous nous toisions en Ă©gaux, et dĂ©jĂ  confraternels. C’est lui, Ă  n’en pas douter, c’est lui qui me domine quand la musique, un spectacle de danse — et non les mots, jamais les mots ! — mouillent mes yeux. C’est lui qui se voulait faire jour, et revivre quand je commençai, obscurĂ©ment, d’écrire, et qui me valut le plus acide Ă©loge, — le plus utile Ă  coup sĂ»r :
— Aurais-je épousé la dernière des lyriques ?
  Lyrisme paternel, humour, spontanĂ©itĂ© maternels, mĂŞlĂ©s, superposĂ©s, je suis assez sage Ă  prĂ©sent, assez fière pour les dĂ©partager en moi, tout heureuse d’un dĂ©litage oĂą je n’ai Ă  rougir de personne ni de rien.




Introduction




Accroche


• Jules-Joseph Colette, le père de Colette, possédait une série de tomes cartonnés aux titres calligraphiés : « Mes Campagnes », « Le Maréchal Mac-Mahon vu par un de ses compagnons d'armes ».
• 1905, à sa mort, on ouvre ces livres : le papier vergé est blanc. Jules Colette s'est rêvé écrivain, mais ne l'a pas été.
• Sidonie-Gabrielle Colette, débutant sa carrière d'écrivain, signera ses écrits du nom de son père.

Situation


• Dans notre passage, Colette met en scène une anecdote de son enfance, représentative de ses relations avec son père. On y découvre le caractère de Jules Colette, et sa part de mystère à élucider.
• Colette porte un regard d'écrivain sur son passé : sa vocation provient de son père. Mais cela va plus loin : l'autoportrait révèle les secrets d'une écriture qui est aussi une quête d'identité.

Problématique


Comment ce récit d'un souvenir d'enfance cache, derrière l'anecdote, non seulement la source d'une vocation, d'une identité, mais aussi les secrets d'un style ?

Mouvements d'une explication linéaire


Le passage est structuré par les prises de parole :
1) D'abord, le père attendant de sa fille une véritable critique littéraire.
2) Ensuite, la critique de Colette enfant est en réalité le prétexte à un double portrait qui en dit long sur le caractère des deux personnages !
3) Alors, le rire du père et la remarque de Willy en disent long sur Colette elle même et son style d'écriture !
4) Colette adulte et écrivain nous confie alors le secret de son style…

Axes de lecture d'un commentaire composé


I. Une anecdote avec un père
  1) ReprĂ©senter le caractère d'un père
  2) Une relation Ă©mouvante
  3) Des mystères Ă  Ă©lucider
II. Une anecdote révélatrice
  1) La mise en scène d'une anecdote
  2) Un regard d'Ă©crivain sur son passĂ©
  3) La naissance d'une vocation
III. Une identité et un style
  1) Un autoportrait indirect
  2) Les ambivalence du lyrisme
  3)Les secrets d'une Ă©criture



Premier mouvement :
Un père en attente d’une critique littéraire




— Écoute ça, me disait mon père.
  J’écoutais, sĂ©vère, il s’agissait d’un beau morceau de prose oratoire, ou d’une ode, vers faciles, fastueux par le rythme, par la rime, sonores comme un orage de montagne…
— Hein ? interrogeait mon père. Je crois que cette fois-ci !… Eh bien, parle !



Comment le père est-il représenté dans ce passage ?


• Passage encadré par « mon père » avec le possessif 1ère personne.
• Les paroles du père sont rapportées de manière directe avec des tirets longs : « — Écoute-ça » puis à la fin « — Hein ? »
• Le genre « Prose oratoire » sensible à la déclamation.
• Autre genre : « Ode » révèle un père sensible aux sons.
⇨ Ce portrait du père est aussi un autoportrait indirect.

En quoi cette habitude est-elle révélatrice ?


• Imparfait d’habitude « me disait … j’écoutais ».
• L’alternative « ou » exprime bien que c’est une scène habituelle, où le père s’essaye à ces genres de prédilection.
• L’article indéfini revient plusieurs fois « un morceau … une ode » : c’est un exemple parmi d’autres écrits.
• Le démonstratif « cette fois-ci » est ironiquement contredit par l’imparfait d’habitude : il dit cela à chaque fois.
⇨ Les doutes du pères vont alimenter la vocation de la fille.

Quelles sont les manifestations de doute du père ?


• Niveau de langue courant « Écoute ça … Hein » : peu littéraire.
• La première personne du père doute surtout : « Je crois ».
• Évolution des verbes de parole : « disait » devient « interrogeait ».
• L’interrogation « Hein ? » est une question rhétorique, qui attend une approbation.
⇨ Paradoxale des injonctions de l’adulte qui en fait attend un verdict.

En quoi la relation maître élève est-elle inversée ?


• L’impératif du père « écoute » devient à la fin : « parle ! ».
• Le verbe « écouter » est répété la deuxième fois, elle obéit.
• Mais construction attributive ! L’adjectif « sévère » qualifie le sujet. Adjectif qui s’adapte mieux à une maîtresse d’école !
• Les points de suspension = réflexion de l’enfant, impatience du père.
• Les exclamations « cette fois-ci ! … parle ! » = impatience.
⇨ Les premières critiques littéraires de Colette enfant.

En quoi cette critique littéraire a-t-elle une forme littéraire ?


• Le père utilise un démonstratif « ça » pour désigner son texte.
• Colette va au contraire le décrire (sans le citer) : « Il s’agissait de ».
• Apposition « vers faciles » définitoires. L’autrice adulte s’apprête à décrire le jugement juste de l’enfant.
• Parallélisme « par le rythme / par la rime » imite ce rythme fastueux.
• Les adjectifs « faciles … fastueux » : allitération en F insistante.
• Paradoxe révélateur : le « faste » n’est pas « facile » habituellement.
⇨ Elle désigne une écriture aux effets un peu lourds.

Trouvons-nous déjà des marques du lyrisme paternel ?


• Assonances en O « sonores comme un orage de montagne ».
• Insiste sur la comparaison « comme un orage » : symbole.
• Cet « orage de montage » est une allégorie du caractère du père.
• Le premier adjectif de Colette est pourtant révélateur « beau ». Adjectif d’une seule syllabe, sans insistance ni lourdeur, pour qualifier l’émotion qu’elle ressent derrière son jugement sévère. C’est beau.
⇨ Colette nous montre par la forme qu’elle a hérité de ce lyrisme paternel, mais qu’elle ne le laisse pas déborder.



Deuxième mouvement :
Un blâme qui est un double portrait




Je hochais ma tête et mes nattes blondes, mon front trop grand pour être aimable et mon petit menton en bille, et je laissais tomber mon blâme :
— Toujours trop d’adjectifs !
  Alors mon père Ă©clatait, Ă©crasait d’invectives la poussière, la vermine, le pou vaniteux que j’étais. Mais la vermine, imperturbable, ajoutait :
— Je te l’avais déjà dit la semaine dernière, pour l’Ode à Paul Bert. Trop d’adjectifs !



Mise en scène de la réponse


• Verbe ambigu « je hochais » est-ce qu’elle acquiesce ?
• Mouvement vertical « hocher la tête » qui s’oppose au mouvement de dénégation des « nattes blondes ».
• Les liens d’addition deviennent chronologiques « et mes nattes … et mon menton … et je laissais ».
⇨ Cette mise en scène révèle un portrait en mouvement.

Un autoportrait ?


• Multiplication des possessifs « ma tête … mes nattes … mon front … mon petit menton ».
• Gradation en précision « tête … front » puis regard qui descend le long du visage « front … menton ».
• Colette (brune) précise « blonde » pour rappeler qu’elle est enfant.
⇨ Regard de Colette adulte sur elle-même enfant.

Portrait révélateur d’elle-même enfant


• Le CC de but « trop grand pour être aimable » vient nier indirectement l’adjectif « aimable ».
• Adverbe qui exprime l’excès « trop ».
• Hypallage : le front manque d’amabilité = caractère entier.
• Dimension symbolique du « front » : siège de l’intelligence, mais aussi du caractère (« faire front »).
• Expression « menton en bille » vocabulaire du jeu « bille en tête ».
⇨ Colette rit du manque de tact de l’enfant qu’elle était.

Une critique littéraire lapidaire


• Le mouvement vertical « laissais tomber » comme un couperet.
• Le terme littéraire « blâme » est fort, opposé à l’éloge (référence au registre épidictique).
• Phrase nominale (sans verbe) de trois mots seulement : « Trop d’adjectifs ! » avec l’exclamation, répétée deux fois.
• Les adverbes insistent sur la répétition « Toujours … déjà ». De même CC de temps « la semaine dernière » contribue à l'humour du passage.
⇨ Le père ne parvient pas à se défaire de ce défaut.

Une parole excessive du père


• Le verbe « éclatait » reprend l'image de l’orage (un orage « éclate »).
• Dimension très sonore (comme l'orage de montagne) avec l'allitération en R, en V et la paronomase (sonorités proches) en POU.
• Discours narrativisé (verbe de parole seul) « écrasait d'invectives).
• Cela cache un discours direct libre (paroles rapportée telles quelles, mais sans indications) « poussière, vermine, poux vaniteux ».
⇨ Dimension déjà littéraire de ce portrait

Jeu littéraire subtil


• Gradation maladroite, la poussière prend vie et devient « pou » à son tour personnifié par son orgueil « vanité ».
• Association de « poussière » et « vanité » : référence livre de l'ecclésiaste « tout n'est que vanité, tu redeviendras poussière…
• Référence à « Paul Bert » : Républicain, partisan de l'école laïque et gratuite en dit long sur les opinions politiques du père.
⇨ Colette révèle d'où elle vient, véritable quête d'identité.

Une autrice qui construit son identité littéraire


• Lien d'opposition « mais la vermine » : personnage rebelle.
• Elle reprend le nom « vermine », parle d'elle-même à la 3e personne.
• Verbe de parole « ajoutait » n'est pas dans la nuance.
• Le conseil « trop d'adjectifs » révèle une sensibilité littéraire : Colette apprécie le lyrisme, mais, adulte, sera capable de l'atténuer.
⇨ Révéler indirectement les secrets de son écriture…



Troisième mouvement :
Une Ă©criture entre confidence et musique




Il devait, derrière moi, rire, et peut-être s’enorgueillir… Mais au premier moment nous nous toisions en égaux, et déjà confraternels. C’est lui, à n’en pas douter, c’est lui qui me domine quand la musique, un spectacle de danse — et non les mots, jamais les mots ! — mouillent mes yeux. C’est lui qui se voulait faire jour, et revivre quand je commençai, obscurément, d’écrire, et qui me valut le plus acide éloge, — le plus utile à coup sûr :
— Aurais-je épousé la dernière des lyriques ?



Mystère des sentiments réels de son père


• Contraste entre la colère du mouvement précédent et les verbes « rire … s'enorgueillir » : jeu de rôle qui forge le caractère de Colette ?
• Allitération en R « rire, enorgueillir » rappellent l'orage paternel (" poussière … vermine »).
• Modalisation (nuance l'énoncé) « peut-être ».
• Points de suspension qui laissent en suspens le mystère autour des vrais sentiments du père « s'enorgueillir ».
⇨ Interroger les enjeux du passé pour élucider le présent.

Un retour vertigineux dans le passé


• CC de lieu « derrière moi » prend une dimension temporelle, ce sont les sentiments intemporels du père pour sa fille.
• Étapes chronologiques « au premier moment » : Colette revient bien à l'origine de sa vocation.
• L'adverbe « déjà » est un voyage dans le passé : les premiers pas de Colette en tant qu'écrivain.
⇨ Une vocation qui prend source dans son rapport avec son père.

Différences et points communs avec le père


• Lien d'opposition « Mais » revient sur la confrontation.
• Opposition qui provient en fait d'un point commun « en égaux ».
• Verbe « toiser » signifie « mesurer » mais aussi « juger » (sens moral).
• Première personne du pluriel « nous » les rassemble.
• Verbes pronominaux « s'enorgueillir … se voulait faire jour ».
⇨ Ils expriment bien le lien entre le père et la fille.

Mystère de ce qu'elle partage avec son père


• La première personne COD a un sens mystérieux : « me domine » (domine ses émotions, son caractère, son écriture ?)
• Étymologie intéressante « confraternel ». En latin « cum » = avec. Le confrère ou la consœur partage une même vocation.
• Présentatif « c'est lui » revient trois fois en tête de proposition (anaphore rhétorique) : forme tonique de la 3e personne « lui ».
⇨ Elle commence à élucider, répondre à la question.

Les sensations avant les mots


• Synesthésie (ouïe, vue, corps) « la musique, un spectacle de danse ».
• Épanorthose (corriger et préciser) « non les mots, jamais les mots ».
• Singulier « la musique, un spectacle » opposé au pluriel des « mots ».
• Émotions dans une périphrase « mouillent mes yeux » pathétique nuancé, sans adjectifs excessifs, mais musical (allitération en M).
• Retour dans le passé « spectacle de danse » époque de music hall.
⇨ Lyrisme qui explique son parcours.

Élucider le passé


• Préfixe « revivre » souligne l'importance du passé (père de Colette est mort en 1905, elle commence à écrire ses Claudine en 1900).
• Métaphore lumineuse « faire jour » : elle donne le jour à ce que son père n'a pas accompli.
• S'oppose à l'adverbe « obscurément » qui a plusieurs sens : confusément, dans l'ombre, inconnue, débuts difficiles.
• Passé simple « je commençait … me valut ».
⇨ Moment fondateur dans le passé, éclaire le présent.

Mise en scène de ce fil biographique


• Phrase longue, se prolonge après « écrire » avec le lien d'addition « et qui me valut… » puis le tiret long « — le plus utile » (hyperbate).
• Le pronom relatif « qui me valut » reprend bien « lui ».
• Les « deux points » introduisent à chaque fois les critiques, c'est en fait le même blâme qui tombe « Trop d'adjectifs » la rend « lyrique ».
⇨ La critique de son mari renvoie à ses propres critiques d'enfant.

Le juste retour d'une critique littéraire


• Conditionnel « Aurais-je épousé » c'est bien la voix de Willy.
• Oxymore (association de termes contradictoires) « acide éloge » image donnant une saveur désagréable à l'éloge (normalement doux).
• Parallélisme « le plus acide // le plus utile » : apprentissage.
• L'adjectif « acide » rappelle la critique peu « aimable » de l'enfant.
commentant ses premiers essais d'Ă©crivain.
⇨ Intérêt de cette critique d'un ancien mari pourtant peu aimable.

Une critique révélatrice


• La question rhétorique sophistiquée de Willy renvoie à la question rhétorique très simple du père « Hein ? »
• Le mot « dernière » n'est pas un adjectif justement, il est substantivé.
• Connotations de ce mot « dernière » : elle vient après toute une lignée de poètes lyriques.
• Groupe au pluriel les « lyriques » époque fin de siècle où l'épanchement lyrique des romantiques est passé de mode !
⇨ Secret de Colette qui va faire une force de ce reste de lyrisme.



Quatrième mouvement :
Une identité assumée




Lyrisme paternel, humour, spontanéité maternels, mêlés, superposés, je suis assez sage à présent, assez fière pour les départager en moi, tout heureuse d’un délitage où je n’ai à rougir de personne ni de rien.


Les secrets d'un passé


• Parallélisme « Lyrisme paternel, humour, spontanéité maternels ».
• Effet d'opposition : le « lyrisme » n'est pas humoristique ni spontané : sérieux et sophistiqué. Ce sont aussi des qualités.
• Le « lyrisme » est singulier, tandis que la composante maternelle est plurielle « humour, spontanéité » ne se présentent pas en un bloc.
• Préfixe « dé- » annonce la distinction « départager » et « délitage ».
⇨ Après le chapitre 1 sur la mère, le chapitre 2 sur le père était indispensable pour comprendre les secrets de son écriture.

Les secrets d'une Ă©criture


• Participes passés « mêlés, superposés » expriment une conséquence.
• Présent d'énonciation « je suis assez sage à présent » regard de l'écrivain adulte sur l'enfant et la jeune fille qu'elle a été.
• Épanorthose (se corriger pour préciser) : les procédés se trouvent simultanément, l'un sur l'autre « superposés ».
• Terme technique « délitage » : séparer des strates de pierre ou de voiles de soie : archéologie / sculpture / couture (richesse symbolique).
• CC de but « pour les départager » contient un CC de lieu « en moi ».
⇨ La quête d'une écriture est aussi une quête d'identité.

La quête d'identité


• Verbe d'état et attribut « je suis assez sage ».
• Parallélisme « assez sage … assez fière » : association d'idées qui ne ont pas ensemble d'habitude (paradoxe).
• Portrait en mouvement d'un visage « rougir » : la fierté se ressent dans l'écriture autant que sur le visage.
• Double négation qui renforce le propos (litote) « je n'ai à rougir de personne » = j'en suis d'autant plus fière.
• Négations coordonnées « ni de rien » généralise le propos.
• L'adverbe totalisant « tout heureuse » implique toute sa personne.
⇨ La fierté de ses origines implique fierté et bonheur concernant tout le reste : son écriture, ce qu'elle est devenue.



Conclusion




Bilan


Dans notre passage, Colette raconte une anecdote d'enfance : les conseils d»écriture demandés par le père en disent long sur la relation entre les deux personnages, leur caractère, mais aussi sur la naissance d'une vocation d'écrivain. Chez Colette, le style cache une véritable quête d'identité. Le regard de l'écrivain adulte sur son enfance révèle les secrets d'une écriture, mêlant le lyrisme, l'humour, la spontanéité.

Ouverture


Nathalie Sarraute, dans Enfance, met aussi en scène des anecdotes d'enfance avec son père :
Dis-le papa, tu m'aimes ou non ? Sur un ton, cette fois, comminatoire et solennel [...] qui l'incite à laisser sortir « Mais oui, mon petit bêta, je t'aime. »
Nathalie Sarraute, Enfance, 1983.




Thorvald Erichsen, Lars Jorde Ă©crivant, 1907 (2).

⇨ Colette, Sido 💼 Chapitre 2 Le Capitaine « Écoute ça » (extrait étudié au format A4 PDF)