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Dans ce début du roman, Diderot fait se croiser deux conversations. Le narrateur s’adresse directement au lecteur, et lui rapporte une conversation entre deux personnages, Jacques et son maître. Ce narrateur espiègle s’amuse à ne pas donner au lecteur les informations qu’il s’attend habituellement à trouver dans un incipit, un début de roman. Le sujet philosophique du fatalisme, qui est présent dès le titre et les premières paroles de Jacques, va servir de prétexte pour jouer avec le destin des personnages. Cela va nous amener à réfléchir à la liberté de l’écrivain, de ses personnages, mais aussi à celle du lecteur. Contrairement à Voltaire qui dénonce la philosophie optimiste dans Candide, ici Diderot utilise la philosophie de façon ludique, comme un sujet de causerie, et comme un prétexte pour raconter des histoires. Comment Diderot utilise-t-il le thème du fatalisme dans deux conversations, l’une entre Jacques et son maître, l’autre entre le narrateur et le lecteur, pour détourner les codes du roman ?